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Aller jusqu’au mystère

L’autel « au Dieu inconnu » que saint Paul remarque à Athènes relevait du principe de précaution religieux : il s’agissait d’éviter les foudres d’une divinité que l’on aurait oublié ! L’apôtre des nations y voit une pierre d’attente de l’évangile : n’est-ce pas l’occasion d’annoncer le Seigneur à ceux qui l’ignorent ? Pourtant son beau discours se heurte à l’incrédulité de l’Aréopage lorsqu’il évoque la Résurrection. Que le cœur de la foi soit précisément le point d’achoppement nous rappelle que la foi n’est pas soluble dans la sagesse humaine.

Ainsi les grecs n’étaient pas prêts à honorer n’importe quel inconnu … nous-mêmes, souvent, acceptons de nous laisser surprendre par la Parole de Dieu dans les limites de ce qui nous paraît raisonnable ! Ne mettons pas nos limites à la Révélation : la conversion du carême devrait nous permettre d’être plus disponibles à l’inconnu de Dieu. Le jeûne et la miséricorde peuvent nous aider à ne pas être raisonnables comme Pâques n’est pas raisonnable.

Mais Paul retiendra aussi la leçon et ne craindra pas d’annoncer aux Corinthiens la folie de la Croix, sans recourir au prestige de la parole et de la sagesse du monde (cf. 1 Co 2,1). Si nous devons tout faire pour être compris de nos contemporains, le mystère même de Dieu n’a pas à séduire ni à convaincre : il se propose aux dispositions de celui qui veut bien l’accueillir. Que le carême convertisse aussi notre prière pour que nous apprenions à faire vraiment confiance au mystère de Pâques.

Charles Mallard +

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