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L’apprentissage de la persévérance

De Thessalonique à Éphèse, le voyage de Paul et Silas est loin d’être une croisière touristique. Les oppositions ne manquent pas et c’est pratiquement chaque fois sur un échec ou une opposition virulente qu’ils quittent un lieu. Il y a même quelque chose de répétitif dans ces histoires. Et pourtant les apôtres continuent inlassablement d’annoncer l’Évangile et de proposer le Christ. Si la mission comporte une part d’audace, c’est d’abord sa persévérance qui force l’admiration.

Cette persévérance est le signe de l’importance de la mission : pour des détails, on laisse tomber. C’est aussi le témoignage de l’attachement des apôtres à l’évangile : celui qui renonce à la première difficulté ne tient pas tant que ça à son projet. Enfin, c’est une image de la patience divine qui inlassablement se propose à nous malgré les refus que sont nos péchés.

Pour nous, le carême par sa longueur et son austérité, est une occasion de persévérer. Mais il ne s’agit pas seulement de durer : la pratique de la miséricorde renforce notre confiance dans l’évangile, les efforts vérifient la valeur de nos attachements, et la prière permet de contempler le Seigneur pour prendre la mesure de sa patience à notre égard. Le carême est donc aussi l’apprentissage de la persévérance. En choisissant nos résolutions ne soyons ni trop modestes ni trop ambitieux : les difficultés ne doivent pas nous arrêter, ni les réussites nous endormir. La persévérance n’est pas tant une performance qu’une disposition du cœur.

P. Charles Mallard +

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