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Les Cendres

LES CENDRES,

 

Un signe qui nous vient des rameaux…Ce cortège de victoire improvisé pour l’entrée de Jésus à Jérusalem. Vêtements et triomphe. Invitation « au sac et à la cendre ». Cette gloire-là va tout droit au deuil du fils unique. Le signe qui nous est rendu aujourd’hui est nôtre. Nos rameaux d’espoir réduits en poussière. Mais ce signe nous ouvre à une autre voie royale, vers une autre Jérusalem : la Croix et la Pâque.

Un signe qui nous vient de la genèse… L’homme né de la poussière, appelé à y retourner, c’est-à-dire à subir en sa chair la putréfaction de tout ce qui doit mourir parce que surajouté à l’image initiale. Un seul homme échappe à ce signe, Celui qui triomphe de toutes nos morts et dont l’être ignore la corruption.

Si le Christ échappe à la cendre, c’est parce qu’il est feu, tout entier. Mais la cendre dit le feu. Il y a un feu qui couve sous la cendre. Le souffle qui anime la poussière que nous sommes, traverse la cendre pour rejoindre le feu et se livrer tout entier au feu.

Ce chemin à travers la cendre exige une conversion car le penchant de l’homme est de s’attacher à la cendre. En l’homme seul couve le feu, tout le reste est cendre, y compris nos idoles. « Je t’ai façonné pour que tu sois un serviteur…. Reviens à moi car je t’ai racheté » (Is44,21).

Alors, il nous faut :

Changer de nourriture : Un autre pain.

Changer de langage : Un autre verbe

Changer de vêtement : Un diadème au lieu de cendre.

Un temps de conversion : sacrifice et prière.

+Claude Sirvent

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