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Les défis de l’universalité

Le mystère de Noël a quelque chose d’universel : l’événement ne concerne pas seulement un pays, une époque ou un peuple : il concerne l’humanité. L’enfant de la crèche n’est pas le sauveur de quelques-uns, mais de tous. Cette dimension, l’église la découvre petit à petit au cours de la mission. Chez Corneille à Césarée, Pierre réalise que l’Esprit Saint nous précède dans le cœur des autres (cf. Ac 10). Cette universalité de Dieu nous lance un triple défi :

Défi de l’ouverture car on ne confisque pas la parole de Dieu : tout homme a le droit de connaître l’évangile. Il est si facile de cataloguer en déclarant qu’une fête ne concerne que certains. Pourtant le chant des anges résonne à tous vents. Acceptons que Dieu soit aimé par d’autres, et qu’il soit aimé autrement.

Défi de l’humilité aussi, car le mystère est plus grand que nous et il faut veiller à ne pas l’enfermer. Trop souvent on se fait une idée de Dieu à la mesure de ce que nous comprenons. Mais qui aurait pu imaginer la vérité profonde de la nuit de Bethléem ? Acceptons de ne pas tout savoir sur Dieu, et parfois de se tromper !

Défi de la liberté enfin, pour que l’universel ne soit pas totalitaire, car on confond souvent « tous » et « tout ». Or le Seigneur cherche à se donner, non pas à nous formater. La simplicité de la crèche rappelle que c’est à nous de rejoindre ceux qui se rassemblent dans le cœur de Dieu. Acceptons que la grâce ne soit pas automatique mais qu’elle dépende de l’accueil que nous lui faisons.

Charles Mallard +

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