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Les difficultés de la mission

Loin d’être un tableau idyllique, la mission comporte un certain nombre de difficultés qui apparaissent dans les chapitres que nous avons lus ce mois-ci. Les reproches faits à Pierre au retour de chez Corneille révèlent la première difficulté, paradoxale : la communion. C’est que Dieu n’intéresse pas que nos amis, il faut donc apprendre à aimer ceux que Dieu appelle. C’est dérangeant, car cela remet en question nos repères et nos habitudes confortables. Le mage Elymas à Chypre figure un deuxième type d’obstacle : les « concurrents ». La multiplicité des interpellations spirituelles ou des affirmations religieuses rend tortueuses les voies du Seigneur qui sont droites, et brouille l’Évangile, perdu au milieu d’autres messages qui cherchent à séduire. Enfin le troisième obstacle, ce sont les destinataires, comme on le voit à Antioche de Pisidie, où ceux à qui l’on a annoncé le salut, le refusent.

Qu’est-ce qui permet de dépasser ces obstacles ? Les premiers, c’est notre cœur qui doit accepter de suivre le souffle de Dieu plutôt que de s’y substituer. Les deuxièmes, c’est la puissance de l’Évangile qui finit obstinément par triompher. Quant aux troisièmes, on ne peut que « secouer la poussière de nos pieds » et continuer ailleurs auprès d’autres.

Que la mission dépende de nous, cela nous engage ; qu’elle dépende aussi de Dieu, cela nous rassure ; mais que son résultat dépende des autres, cela nous libère d’une mécanique de l’efficacité pour rester disponibles et continuer la mission

Charles Mallard +

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