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L’Esprit n’est pas un GPS

Les versets 6 à 9 du chapitre 16 des Actes des apôtres donnent une drôle d’impression : les missionnaires semblent errer, empêchés par de mystérieux obstacles d’aller en Asie puis en Bithynie. L’Esprit Saint serait-il pour nous comme les vitres pour les abeilles ? C’est que nous voudrions que les choses soient simples, les conseils clairs et le discernement rapide. Pourtant le risque serait grand, alors, de confondre inspiration et intuition. Le grand défi de l’amour consiste à abandonner l’idée que nous nous faisons de l’autre pour accueillir ce qu’il est. Lorsque nous devons tâtonner pour suivre l’Esprit Saint, nous expérimentons cette différence qui permet un amour authentique.

De la même manière, lors de l’Assemblée de Jérusalem (cf. Ac 15), la première décision de l’Église (sans doute l’une des plus importantes) est guidée par l’Esprit Saint à travers les discussions et les arguments parfois contradictoires des uns et des autres. Si le discernement a besoin de temps et d’incertitudes, il a aussi besoin des autres car l’Esprit n’est pas un privilège individuel et celui qui prétendrait en avoir l’exclusivité peut être assuré qu’il l’a déjà refusé ! La réflexion oblige à sortir d’une conception magique du don de conseil

On ne se rend pas disponible à l’Esprit Saint par l’arrogance mais par l’humilité ; Il ne nous guide pas comme une machine à laquelle on obéit sans réfléchir : vient toujours un moment où l’on ne trouve pas sans chercher, où l’on ne reçoit pas sans demander.

Charles Mallard +

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